Gob'log de BleuVague - Journal de pêche

Si vous aimez les phrases exemptes de fautes d’orthographes passez votre chemin, ce Goblog n’est pas fait pour vous…



La mort du Moulin…

BleuVague | 11 mars, 2005 21:09

La mort du Moulin…

Si seulement cette histoire pouvait commencer par " Il était une fois", un peu comme débutent les contes de fées, pour s'achever dans une symphonie de bonheur où le preux chevalier emmène sur son destrier blanc la belle princesse arrachée aux griffes d'un noir destin.

Mais cette histoire commence aujourd'hui, samedi 1 mars 2011, jour de l'ouverture dans sur le Doubs Franco-Suisse. Comme chaque année depuis ma préhistoire, c'est à Goumois que je fais virevolter mes mouches après la trop longue pose hivernale.

Mais cette ouverture ci résonne du glas de la morte annoncé, d'un des hauts lieux de la pêche en France ! Ce soir à 23h30 le Moulin du Plain éteindra ses lumières pour la dernière fois. Peuplé par des décennies de souvenirs, les murs de l'auberge vont se tairent à jamais et ne résonneront plus des récits hauts en couleurs racontés le soir, devant un verre de vin jaune, par les générations de passionnés qui se sont succéder dans ce havre de joie.

Nous avons été mis au courant, mes amis et moi, en septembre dernier de la triste nouvelle. C'est avec la pudeur dont il fait toujours preuve, que Monsieur Choullet et venu nous annoncer, l'impensable. Pour ne pas nous gâcher notre semaine de vacances, il  a attendu notre dernier repas.

Il s'est assis à notre table, la mine fatiguée, et puis sans préambule il nous a dit :

-Voilà Messieurs, le 1er mars de l'année prochaine, nous mettons la clé sous la porte. Il ne nous est plus possible de continuer.

Puis après un temps, où il a semblé reprendre son souffle.  

-Avec ce qu'ils ont fait de notre rivière… Il n'a pas terminé sa phrase. Il s'est levé et à quitter le restaurent, le dos voûté par l'émotion.

Dans ces paroles, on sentait l'homme blessé au plus profond de sa chaire. Il s'était pour tant battu Monsieur Choullet, il y avait mis toute sa foie. Il y avait mis tous ce qu'on peut y mettre et personne jamais n'aura le droit de l'accuser d'avoir baiser les bars. Mais peut-on gagner la guerre, car il c'est bien agi d'une guerre, contre les moutons du de la bêtise, contre les esclaves du profit, conte ceux qui n'ont dans l'avenir, pour unique dessin que le pouvoir et l'argent ?

Nous n'osions plus nous regarder les uns, les autres. A la table des "gais lurons" comme c'était amusé à la surnommer Mme Choulet, il régnait maintenant une atmosphère lourde, irrespirable. Même si les minutes succédaient aux minutes, le sablier du temps semblait s'être arrêté, n'égrenant plus au vent son sable de vie.

Nous ont s'y attendait un peu à cette nouvelle, même si nous avions peine à y croire maintenant que la sentence avait été prononcée. Il ne pouvait y avoir d'appel, le jugement de la raison avait commit son verdict. Le Doubs se mourait chaque jour un peu plus, marqué des stigmates de la déraison des hommes.

Ils l'on voulu leur lois, qui soit disant devait protéger les milieux aquatiques !

Le Doubs en a été une des premières victimes. On a sacrifié un écosystème, pour quelques kilos watts de plus. La micro centrale Theusseret a fini d'achever le joyau Francomtois.

Nous nous sommes levés de table, sans finir ni nos verres, ni nos assiettes, puis nous sommes monté dans nos chambres dans un profond silence.

C'est vrai tout compte fait que nous nous y attendions à cette nouvelle !
Pour ma part le bilan de mes deux derniers séjours de pêche dans la région a été bien plus que catastrophique.

La Doubs est en étiage dès le début Mai. Les fameuses Zébrées semblent avoir désertés l'endroit pour trouver ailleurs l'espoir d'une vie nouvelle. Les algues ont dévoré le lit de la rivière privant ainsi d'oxygène les quelques rares truites qui s'aventurent encore en ces eaux. Les moustiques, jadis presque absent, pullulent aujourd'hui annoncent par leurs présences massive l'irrémédiable transformation des lieux. Si j'ai continué à venir, c'est juste parce qu'au plus profond de moi, j'ai gardé espoir… J'ai attendu je ne sais quoi, qui n'est pas venu. Et puis ici c'est un peu chez moi...

(A suivre...)          

 

 

 

 

Mai 1996 - Le kit Decathlon

BleuVague | 26 février, 2005 18:45

Mais qu’est ce qui à bien pu me passer par la tête ? Quelle idée saugrenue m’a poussée à vouloir expérimenter le sport des lords ?  Me faut-il accuser le doigt d’un géni malsain, qui par esprit de vengeance, après mille ans passé enfermé dans une lampe rouillée, a choisi mon nom au hasard dans les pages jaunes de la malice, à la rubrique : bonne poire ?

Ou est ce tout simplement, les aventures de Brad Pitt courant les eaux limpides du Montana qui ont poussé mon inconscient à extérioriser un besoin subit de prédation enfouie dans la partie reptilienne de mon moi profond depuis ma nuit des temps ? 

Mais qu’importe le mal est fait, le dés sont jetés, la décision est prise : je veux devenir pêcheur à la mouche ! Je sens d’ici les truites de l’hexagone frémir d’angoisse à l’idée de me voir rappliquer dans leur fief la mouche au bout de la canne.

Avouons tout net, mon expérience en matière de truite est quelque peu limitée. Je connais la truite au bleu communément appelé « trutta a la poilum ». C’est une variété de truite assez commune qu’on trouve généralement à la section poisson des cartes de menu dans la plus par des établissement dédiés aux plaisirs de la bouche.

Il y a aussi la truite saumonée de chez Carfour, une espèces à la chair rouge vif  qui vient des contrées sauvages de la pisciculture d’à coté. Ce beau poisson se nourri exclusivement de crevette. Mais attention pas n’import quelles crevettes, une crevette très rare la Yapleindecolorant E245. C’est du reste ce qui lui donne sa chair à la couleur phosphorescente et son goût inimitable de pénicilline.

Mais je ne démarre pas comme ça, à l’aveuglette. Ces derniers mois, ma bibliothèque c’est enrichi de revues de pêche. Que dis-je ! Pas de revus de pêche… On dit : magasine halieutique. Il est temps de me familiariser avec le vocabulaire utilisé par les disciples de Saint Pierre. Non mais, je ne voudrais tout de même pas être pris pour un parvenu au moment où je m’apprête à rejoindre la secte des adeptes de la gaule. Il est temps d’avoir le parlé juste.

En premier lieu on ne pêche pas avec une « canne », mais avec « fouet ».  Il faut de plus proscrire le terme « file de pêche », on appel cela « soie » et au bout de la « soie » il y le bas de ligne qui peut être suivant les conditions, lent, rapide ou progressif ! On n’utilise pas des bottes mais des « Waders » et le poisson n’est pas prélevé puisqu’on pêche « No Kill » ou si vous préféré la pratique du « Catch and relase » et fortement conseillée sur les « pools » à la mode.

A ce stade je n’ai qu’un regret : A la place de sécher, dans mon adolescence les cours dévolu à la langue de Scheesper, pour me dévouer corps et âme à la gente féminine, j’aurai dû m’y montrer plus assidu, j’en serai aujourd’hui récompensé et pourrait ainsi avoir le « fishing’s lanuage » !

La première étape consiste à m’équiper. Je ne compte en effet dans mon entourage aucun pêcheur, et ne peut par conséquent bénéficier du matériel d’un autre pour faire mes premiers pas. Je n’ai d’autres alternatives que de m’équiper moi-même. En résumé et pour faire simple, je vais devoir passer à la caisse ! 

C’est à ce monument précis que commence les ennuies.

Après avoir assidûment potasser près de 50 articles consacrés au test de divers matériel où tout est passé au crible, de l’action semi-rapido-prabolique de la toute nouvelle Sage en carbone NASA hyper flexible, à la flottabilité insubmersible d’un cul-de-canard révolutionnaire (tiens je ne savais pas qu’on utilisait les culs de canard pour la pêche moi, c’est pour faire quoi au juste ?!!?@), breveté par les Charettes de la mouche ou le Mouche de Charrette, je ne sais plus trop bien ; en passant par les nouvelles lunettes polarisante 16/9ème à cristaux liquide avec biprocesseur Pentium MMX 2 qui repère le poisson avant même sa naissance !  C’est simple, je suis perdu et même j’ai la vague impression d’avoir ingurgité une littérature consacrée aux nouvelles technologies et destinées à une élite scientifique. Moi qui n’ai même pas mon bac ! Ca commence mal…

La tête farcie par des centaines d’équations non résolues, je décide de me rendre dans une boutique de pêche la plus proche.

Gloups…. En faite je n’ai même pas osé pousser la porte. Il m’a suffit de jeter un coup d’œil furtif aux étiquettes collées sur articles en vitrine pour comprendre !
Un instant, j’ai même pensé que les prix étaient indiqués en ancien Franc, mais tout de même à l’aube du 21ème siècle !

Non seulement, pour pêcher à la mouche, il est primordial de posséder le Verbe Anglais, mais de surcroît il faut, être nanti d’un portefeuille d’action bien garni. L’association « pêche à la mouche » avec sport des Lords n’a en réalité strictement rien à voir avec la noblesse étique, c’est à la noblesse du compte en banque qu’il est fait allusion !!!!!
Et mon compte en banque à moi, est plus proche de celui d’un apatride que de celui d’  riche propriétaire terrine de sa Majesté.

Il va falloir trouver une solution….

Après un débat houleux avec carte Visa, la raison me pousser tout droit chez Decathelon « à fond la forme ».

Je me renseigne à l’accueil où une charmante hôtesse m’indique que le raillons pêche se situe au fond du magasin. Sur place je suis accueillit par un gus qui me décroche un sourire du type « Bienvenu chez McDonald’s », j’ai le vague pressentiment qu’il a repéré en moi un pigeon !     

- Hubert, que puis-je pour votre service Monsieur ?

Tout est allé très vite. En deux temps trois mouvements l’affaire est faite, me voici ainsi sur le parking avec un grand sac blanc au logo bleu ciel.

Je suis l’heureux propriétaire d’une canne, d’un moulinet, d’une soie, d’une boite à mouche garnie à ras bord de 10 imitations de je ne sais quel insecte, et d’une bobine d’un file spécial appelé « backing » et qui est sensé me servir à Dieu sait quoi!!!!!

De retour chez moi, j’étale sur la table mes nouvelles acquisitions, et les passes, un peu ému, en revue :

D’abord la canne. Un vrai fleuret, ma certifier le spécialise de chez Decathelon, qui c’est avéré, du reste être un type fort sympathique bénéficiant d’une solide expérience dans le domaine de la pêche à la mouche. Expérience forgée au fil des années, tantôt dans le congélateur de sa petite amie à la recherche d’une barquette Findus, tantôt à la quêtes des truites géantes de pisciculture. Mais ça en réalité, je m’en suis rendu compte bien plus tard, sur le moment j’ai pensé qu’il savait… Qu’il était en possession d’un savoir près à être transmis aux générations futures !

Revenons à la canne, un vrai fleuret soi-disant étudié pour la pêche des poissons difficiles dans les rivières de montagne, une canne de 10 pieds pour soie de 8 !!!

Pour la soie le vendeur m’a expliqué, en me chuchotant presque à l’oreille, comme si il était sur le point de me révéler une secret qui ne se transmets pas comme ça à la légère, qu’il possédait une modèle étudier pour ma canne : une soie WT 4. Il ne lui restait hélas en stocks plus qu’un seul exemplaire de cette soie miracle, et m’encourageait vivement à l’acquérir dès aujourd’hui.

Le moulinet lui était en réalité un moulinet pour la pêche aux saumons. « Pensez-vous » me confia-t-il. « Si ce moulinet peut résister à l’assaut d’un saumon du pacifique, il est à même de dompter une truite de montage et comme ça il s’usera moins et  vous durera plus longtemps ».

Quant à la boite garnie de mouches de couleur vives, il a tôt fait de braver mes interrogations en m’expliquant que les truites étaient très attirées par les couleurs un peu « flashies ». Maintenant en y regardant de plus près, dans le clame de mon salon, je peux constater que derrière la boite, il y a la signature du monteur « Made in Sud Corea », rassurant non ?

Le « backing » je n’ai pas totalement compris son importance, et je suppute que mon très cher vendeur non plus !

Il ne me reste plus qu’aller essayer tout se matériel à la pêche et pouvoir ainsi commencer, je l’espère, une longue vie de pêche à la mouche !

Mais ça c’est pour demain, quand la pluie qui c’est mise à tomber aura cesser.

Epilogue : J’ai utilisé ce matériel durant ma première saison de pêche et croyez moi, pour un débutant lacer une mouche avec un « fouet » de 10 pied soie de 8 et une WT4, le tout accompagner d’une moulinet qui fait au bas mot 400g, c’est pas évidant, mais alors pas évidant du tout !       

BleuVague

L’arche du noyé

BleuVague | 12 février, 2005 15:24

Date : Le Bien Noyé Octobre 2004 

Après mon récent échec, n’arrivant plus à supporter les doutes qui m’ont étreint ces deux dernières semaines, je me suis décidé à retourner sur les lieux de ma première tentative de pêche en réservoir.

Mardi matin : Après une nuit agitée à me demander si j’allais percer le mystère du Bien Noyé, me voilà debout près à l’attaque…

J’ouvre les stores de ma chambre un peu inquiet, la pluie ne cesse pas de tomber depuis près d’une semaine ! Hier au soir les savants de météo France promettaient une accalmie.

Tu parles… Y’sont été bercés trop près du mur chez météo, sont tous alcoolisés là-bas, faut arrêté le Pineau des Charente les gas. Sur leur site il prédisait pour la région : petite bruine !!!! Si c’est ça  une petite bruine, moi je vous le dit le jour où ils annonces : forte précipitation avec risque d’orage, ça va être Noé 2 le retour de l’arche !

Comme on dit chez « Ma tô para y roille dru va falloir passer le panosse » (C’est un mélange de patois Genevois et Fribourgeois).

Après un petit doute existentiel, je me souviens du proverbe : Temps pluvieux pêcheur heureux. Avec ce qui tombe c’est simple je vais rencontrer le Nirvana !

Arrivé sur place à 13h, je constante qu’il y d’autre voiture dans le parking. Tiens je ne suis pas le seul masochiste !!!!

En faite les propriétaires des voitures sont tous à tablés, le verbe haut,  et finissent un repas qui me semble a du être bien arrosé. Parmi eux je reconnais Stéphane Poincet (Guide de pêche ne Haute-Savoie), qui est en grande discussion avec Charles Gaidy (Auteur et peintre halieutique qu’il n’est plus nécessaire de présenter)… Petite indiscrétion : il semblerait que M.Gaidy, afin d’étayé un futur article à la demande d’une revue consacré à notre sport préféré, soit à la recherche de LA MOUCHE ultime, celle pour laquelle les truites vont perdre la tête au point de se battre entre elle pour avoir l’immense privilèges d’y goûter. Bref la mouche prix Nobel de la pêche… La mouche que si tu l’as pas dans ta boîte, t’es un ringard absolu… La mouche qui se fume… The Mouche !!!!

 
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Réservoir J’avais tout faut !

BleuVague | 12 février, 2005 15:23

Date : Le Bien Noyé Octobre 2004 

J’ai toujours considéré la pêche en réservoir comme une foire aux pigeons… Et bien je crois que j’avais tout faut !

J’ai eu une ou deux expériences seulement de la pêche en réservoir dont une à Pescalis qui m’avait conforté dans l’idée qu’un réservoir était une grande baignoire où l’on avait déposé des poissons dépressifs traités génétiquement pour sauter sur tout ce qui a des poiles ou des plumes permettant de satisfaire des pêcheurs du dimanche !  Je ne voyais pas l’intérêt d’aller salir mes mouches dans une grande bassine !

Désireux d’aller tester ma nouvelle Winston (9p5 soie de 6) prévue pour une utilisation en grandes rivières par temps de vent et pour une ou  deux sorties en bassine par année, je me suis rendu au Bien Noyé dans la région de Bonneville en haute savoie.

Arrivé sur place vers 13heurs, après voir été très bien accueils par les propriétaires des lieux,   je travers en joli bois avant de déboucher sur une étendu d’eau de près de 7ha que l’on peut qualifier de lac. Il fait un temps magnifique pour un début octobre, le thermomètre externe de ma voiture indiquait 24 degrés !

En débouchant à l’entée du lac je vois un petit port oû sont stationnées quelques barques. Je décide de remettre à plus tard mon initiation à la navigation, et chois de pêcher depuis la berge où des pontons on été aménages pour faciliter les lancés.

L’eau est très claire et me permets de constater la grande quantité de truites que contient le lac.

Me voilà enfin sur mon ponton Winston en main, j’observe l’eau. A une 10ène de mètres j’aperçois un objet non identifié de couleur rouge nageant près de la surface. Que ce que c’est au juste ???? Je plisse les yeux pour mieux voir et à ma grande surprise je constate que l’ONNI (Objet nageant non identifié) et en réalité une truite ! Waaahhh une truite rouge jamais vu ça moi !!!! C’est sans doute une Salmo trutta Tchernobylus ou alors un projet secret de la NSA échappé d’un laboratoire. Je ne sais pas si j’ose lancer le chironome qui est bout de ma soie ???? On ne sait jamais d’ici qu’elle explose ! L’ONNI se rapproche de moi et gobe, réflexe je lance… Posé du chiro à un mètre légèrement sur la gauche de la  Tchernobylus, elle se décale et gobe mon chiro. Ferrage et là mes amis un combat d’une rage incroyable. Je ramène l’animal et constate que c’est bien une truite et qu’elle n’a pas explosée ! Mais tout de même c’est un tantinet bizarre d’avoir au bout de sa ligne un poisson rouge !!!!

 
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Fin de saison

BleuVague | 12 février, 2005 15:22

Date : Goumois Septembre 2004 

Voilà lundi soir je suis revenu de 3 jours passés à Goumois… Et bien je vous le dis tout raide dur c’est même pas le prénom !!!!!
Je passe sur les troupeaux de boeufs qui pêches à 10 agglutinés comme des mouches à … (je vous laisses deviner à quoi) et les surfeurs qui prennent le Doubs pour
Santa Monica Beach eux c’est simple ils marchent pas dans l’eau ils volent.
J’ai même vu des types qui on réussi à s’entremêler la soie, là faut le faire quand on connaît la longueurs du parcours.
Je vous donne un exemple : Je faisais le héron depuis plus de 20 minutes à un mètre du bord quand soudain un troupeau d’ignoble attardé se pointe, en moins de 10 secondes deux d’entre eux se sont littéralement jeté à l’eau et se sont attaqué à des gobages de vairons bref ça c’est pour l’enfer…

Pour le purgatoire, il est mettre au crédit de la difficulté à leurrer Dame Fario et Noble Ombre. Le vrai casse-tête japonais du sud-est !!!!
On m’a expliqué que EDF nous voulait du bien alors pour nous prouver combien ils nous aimaient ils ont fait mumuse durant toutes la semaine passé avec la manette « trie dessus pour faire C… le poisson et les pêcheurs )
Durant le week-end le niveau était assez bas et l’eau très limpide ce qui n’arrange pas les choses.
Les éclosions quant à elles ont été très sporadiques, un rayon de soleil et c’est partis.
Les insectes sont principalement jaune pale tirant sur le blanc et vert olive de petite taille.
Durant les éclosions sa monte un peu mais ça reste très technique.
On ne peut pas dire que j’ai fait un carton loin de là mais quelque poisson tout de même principalement en sèche. J’aurai sans doute peu amélioré très nettement mon score en pêchant à la nymphe lourde mais par principe je n’ai plus envie de pratiquer se type de pêche, j’estime qu’il faut laisser une zone de tranquillité au poisson, mais chacun fait ce que bon lui semble…

Le paradis : un bel ombre qui monte juste sous la surface, j’essaye une nymphe très légère qui pêche juste sous filme de l’eau… Premier passage l’ombre suit la nymphe et hop décalage de la tête, je ferre le noble est pris.

Et puis le paradis c’est aussi le paysage, on y sent les prémices de l’automne, les odeurs ne sont plus celle de l’été, la nature va doucement s’endormir pour renaître plus belle encore d’ici quelque mois.

Le paradis c’est un héron que l’on observe s’approcher doucement des berges du Doubs pour se y prélever son repas…

Mais le paradis c’est encore la table… Alors pour manger j’ai manger c’est simple ma balance vient de porter plainte ! Je vous conseil vivement au Moulin du Plein le foie gras de canard et sa gelée de Mac vin, ou alors le filet d’agneau et son jus aux herbes. Les amateurs de champignons ne seront certainement pas déçus par le feuilleté aux morilles….

En un mot j’aime Goumois

 
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Star à la télé

BleuVague | 12 février, 2005 15:20

Date : Goumois Juni 2004 

 

Me voici de retour après 4 jours de pêche à Goumois.

Comme toujours là-bas la pêche est difficile les poissons sont tellement éduqués qu’à 100 mètres ils sont capables de vous donner la marque de votre mouche et les nom et adresses du monteur!

 1er jour : Arrivé sur place, le cœur cogne fort, je sens la montée d’adrénaline, avec toujours les deux même questions : qu’est-ce que j’ai encore oublié ??? Et, vais-je faire au moins 1 beau poisson ?

On est samedi et il y a du monde au portillon. L’après-midi se déroule paisiblement, l’eau est un peu cassée, et je trouve qu’en comparaison de l’année dernière il y a de plus en plus de mousse ans l’eau. Je fais quelles prises sans grandes importances en NAV et en NAF avec de petites nymphes montées sur des hameçons de 18. Il n’y a pas d’activité de surface, la chaleur y est sans doute pour quelque chose.

Arrive enfin le moment tant attendu, à savoir mon vrai premier coup du soir de la saison. Je fais le héron depuis 20h sur un beau plat que j’aime bien. Le week-end il est fortement conseillé de ne pas arriver au dernier moment, la concurrence est rude. Dès 21h il y a une belle éclosion de grandes éphémères, on dirait des mouche de mai, mes connaissances en entomologie sont quasi nulle (il faudra que je remédie à ce problème) c’est pour cela que je ne suis pas affirmatif. Il y a quelque gobages sporadique sur ces mouches, j’essaye tout de même et monte sur mon bas de ligne une émergente de mouche de mai, j’essaye un posé sur  un gobage près de moi,  et hop en voici une qui monte, ferrage reflex, elle est pendue. Même si la demoiselle fario n’est pas bien grosse je suis aux anges, c’est mon premier posé en sèche et j’ai réussi mon coup cela promet !

Et puis comme dans un rêve, la rivière bouillonne littéralement. Les éclosions de trichoptères sont massives, il est exactement 21h55, tout au tour de moi tout commence à s’animer. Je ne sais plus où donner de la canne, et c’est ça le problème, j’en oublie la règle numéro un : rester calme. Et puis soudainement plus rien ou presque, je suis là comme un imbécile au milieux du Doubs, à fore de m’exciter sur tout ce qui bouge, je n’ai fait que des ratés au ferrage, bilan : pas un poisson, le honte totale, c’est décidé je vais me mettre au tricots !!!!!

 
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Goumois là c’est raté !!!

BleuVague | 12 février, 2005 15:20

Date : Goumois Aoûte 2004

Retour de 3 jours passé à Goumois.

1er Jour arrivé sur place à 14h et bien y fait chaud à crever. Le niveau est bas mais l’eau est assez fraîche. Pas d’activité de surface. 2 petites truites prises en nymphe. J’attends avec impatience le coup du soir.

Préparation minutieuse, à 20h je suis près de l’eau il y a des éclosions massives mais pas un gobage. 20h 30 BOUMMMMMMMM St Pierre est de mauvaise humeur il c’est mis d’accord avec Zeus sans tenir compte de la barrière des religions. Et le bon Zeus lâche des éclaires à tous vas !!!!      

Coup du soir express

BleuVague | 12 février, 2005 15:19

Date : Menoge Juillet 2004 

Pour ceux qui on suivit mes péripéties à Goumois, n’arrivant toujours pas à me remettre de mon échec cuisant sur « MON POISSON », j’avais envie hier d’aller faire un coup du soir, pour noyer mon cafard, sur la Menoge. Mais voilà ma très Chère avait invité sa meilleure amie à dîner. J’étais totalement au désespoir ! Plus de pêche depuis mardi autant dire la fin du monde…
Après nous être sustentés, j’ai eu une idée : mettre à votation, pour préserver l’aspect démocratique, le restant de la soirée. J’ai donc confectionné des bulletins de vote, avec différentes propositions dont bien entendu le fameux « coup du soir sur la Menoge ». Et là, mon étonnement fut totale lorsque ces demoiselles on votées à l’unanimité pour ma proposition.

 
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Le cas Winston

BleuVague | 12 février, 2005 15:18

Date : Canne Juillet 2004 

Aujourd’hui je suis un peu tombé du lit, j’étais devant ma tartine de Nutella aux alentours de 8h15, ce qui pour moi représente un exploit et qui plus est un samedi.
Toute la nuit j’ai rêvé de canne à pêche, tout c’est embrouiller dans ma pauvre tête, alors j’ai décidé d’y aller franco. Le problème c’était trouver les modèles de cannes que je désir essayer.
Je commence par téléphoner chez mon détaillant préféré. Il me confirme qu’il a bien 2 Winstone soit une LTX 9’ soie 5 et une WT 9’ soie de 5 également. Mais pour la Boron IIX c’est râpé ! Je trouverai un autre plan pour l’essayer.
2ème coup de fil pour les Sage cette fois, je veux tout de même faire un test. Là pas de problème je trouve  une XP 9’ soie 5 et une STL même taille même force de soie. La journée s’annonce bien.
3ème coup de fil et hop ils ont une Boron. Je fonce donc, il est 9h30.
La Boron est un très bel objet, la finition et superbe. Je commence le cirque des arabesques avec ma soie de 5. Le sentiment de légèreté est vraiment  manifeste, mais bon je n’arrive pas à expliquer pourquoi, je n’ai pas le feeling, il ne se passe pas le petit quelque chose de magique, on peut appeler ça le coup de cœur.  Je n’ai aucun reproche à faire, mais je reste un peu sur ma faim. Je l’essaye aussi avec ma WF4 là c’est un peu mieux à mon goût, je commence à m’habituer. Ce fleuret semble posséder une incroyable réserve de puissance. Je termine mon essai avec un sentiment mitigé.      

Et hop je fonce à mon 2ème essai, les sages n’attendent pas 
Là je suis en terrain connu je possède un SP 8’9 soie 4. Coté finition c’est du sage quoi… ! Aucun reproche.

 
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